Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 22:31

 

 

Pourquoi n'entends-je que cette mère -assise juste devant moi dans le train- sommer très régulièrement son enfant de se taire et de se calmer, alors qu'aucun son provenant du bambin n'est encore parvenu à mes oreilles ?

Mère hystérique ou môme très rusé, hum...difficile à dire.

 

 


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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 11:15

Lafabricationdelinformation.gif 

 

 

Quel bonheur de lire très clairement formulées dans un bouquin des impressions que l'on a toujours eues plus ou moins vaguement -en l'occurrence sur les médias- sans réussir à les exprimer. Et quand il y a en plus des tentatives d'explications logiques et crédibles sur le phénomène, je ne peux qu'apprécier. J'avais peur, vu le titre, d'y trouver beaucoup de didactisme, un genre de petit précis de bonne conduite pour journaliste. Que nenni. Tout y est extrèmement intéressant.


Ca fait longtemps que je m'interroge sur cette histoire d'actualité orientée. Les auteurs expliquent merveilleusement la manière dont les journalistes fabriquent une représentation du monde qu'ils mettent à disposition des gens, selon leur propres représentations du réel. Et le décalage avec le réel est souvent bien grand. On voit bien comment tout est maintenant organisé pour la presse, comment on dénature l'évènement pour l'adapter aux représentations des journalistes. Cela m'a fait penser au tourisme : la façon dont on transforme un lieu, dont on l'artificialise pour l'adapter aux représentations et désirs des touristes, qui pourtant viennent chercher de l'authentique. Comme les journalistes, en somme. Mais le vrai réel est bien souvent trop en décalage avec les représentations, alors on veut éviter la déception, alors on fabrique, on transforme, et on s'éloigne de plus en plus de la réalité. Paradoxe fascinant.

Sans complaisance pour les journalistes (monde auquel Forence Aubenas appartient pourtant), ce livre analyse sans concession les mécanismes qui amènent des professionnels pour la plupart bien intentionnés à nous fournir une information retravaillée, façonnée.

Les processus mis en oeuvre au sein de la presse sont décortiqués ; ceux qui font que l'on ne s'intéresse qu'à des détails, du superficiel, du cliché.


C'est bien écrit, clair surtout. L'alliance de la journaliste et du philosophe fonctionne à merveille (j'ai même cru parfois déceler la voix de l'un ou de l'autre, selon la formulation ou les propos tenus). Bon il y a parfois quelques métaphores un peu obscures mais rien de grave. C'est court, concis, étayé de plein d'exemples d'évènements encore parfaitement présents dans nos souvenirs, et dont on découvre l'envers du décors montré par les médias.

Ecrit en 1999, c'est incroyable comme ce livre pourtant indissociable de l'actualité n'a pas pris une ride. Tout ce qui y est écrit (ou quasi) a pris encore plus d'ampleur 10 ans après avec la virtualisation grandissante de la société où beaucoup existent grace à leur double numérique. Affligeant.


 

 

 


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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 08:27

 

 

Dans le train, un pêcheur de retour de Paris pour un salon discute avec sa voisine, exploitante agricole :

 

" Non mais les plaisanciers, ils arrivent  à partir du mois de mai, avril ou mai, et là ils se croient tout permis. On peut plus pêcher! Y'en a un là l'autre jour il me dit : "mais je ne pêche que 5 bars!". Cinq bars tu parles, et t'imagine si tout le monde fait ça on arrive vite à 5000.

Ah non! les plaisanciers, ils ont un impact sur la ressource hein, c'est sûr. "

 

 

 


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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 19:00

LepetitmondeduGolem.gif

 

C'est un recueil de récits parus dans Lapin et dans Le Cheval sans Tête entre 1994 et 1996. On y suit les aventures de Michel Douffon et Vincent Ehrenstein qui croisent le chemin du Golem, de Fernand le vampire, de l'inspecteur Mazock, de la mandragore,  en Lithuanie.

C'est fantastique à souhait, drôle, souvent inattendu. On voit aussi le trait évoluer au fil des parutions. J'aime les personnages loufoques, sûr d'eux et aux idées saugrenues sur fond de film noir.

Un joyeux mélange bien sympathique à lire.

 


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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 19:00

 

Lorsqu'il m'a réveillé en me tambourinant sur l'épaule alors qu'il m'avait bien fallu 150 kms de roulis ferroviaire pour enfin parvenir à m'endormir, j'ai ravalé colère et indignation devant tant de grossiereté parce que c'était vrai, j'étais bien assise à sa place Fenêtre, et non Couloir comme l'indiquait mon billet. Et puis je me suis dit que lui aussi devait tenir à sa place Fenêtre pour pouvoir y poser un semblant d'oreiller et surtout sa tête avide de repos, afin de grapiller encore presque 2h de sommeil jusqu'à l'arrivée, à cette heure (très) matinale.

Mais j'ai tout de suite constaté que non, qu'il voulait juste poser ses fesses sur la place portant le numéro-qui-est-écrit-sur-son-billet sans autre dessein que celui-là, juste pour y ouvrir un bouquin et en plus baisser le store afin de m'assurer que ce n'était pas non plus pour observer le paysage qu'il m'avait si violemment réveillée.

Alors quand il a commencé (à la vue de mon air plus que renfrogné) à exprimer des excuses, j'ai été tentée de lui répondre que non, qu'il m'avait réveillée et qu'il fallait maintenant assumer d'avoir pris ma place pour rien, pour fermer la vue et laisser le rebord inutilisé, que les excuses n'avaient rien à faire là que ça ne servait à rien de faire le faux-cul en étant désolé. Qu'il avait sa place maintenant et qu'il devrait en être ravi.

Mais je ne l'ai pas fait, j'étais trop embuée par le sommeil que j'avais quitté en sursaut et qui revenait à nouveau me tirer par la manche.

Et puis finalement, j'ai jugé après coup qu'enfoncer d'un geste mes boules Quiès dans mes oreilles au beau milieu de sa phrase d'excuses était bien assez signifiant.

 


 


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